dimanche 27 octobre 2013

Los Angeles






Après sept heures de car à travers les paysages désertiques de Californie, nous voici arrivés à Los Angeles, L.A. comme disent les américains. Il fait nuit, nous ne voyons pas grand chose. L'objectif de ce soir est de trouver où habite notre hôte David. Nous trouvons d’abord le métro, puis le bus, c'est déjà ça. Mais les bus sont particuliers aux USA : il n'y a rien qui indique le prochain arrêt. On sait qu'on doit s'arrêter à Chevy Chase, mais on ne sait pas où c'est. Heureusement, des dames dans le bus nous indiquent notre arrêt, et nous voici donc arrivés chez David sans encombre.

Nous sommes accueillis par un ami à lui, Chadwick, qui est très gentil mais qui parle très très vite ! Pas facile de le suivre, surtout que notre cerveau fatigue à cette heure avancée. On essaye (enfin, surtout Lulu) de tenir la conversation, mais très vite, nous montrons des signes de faiblesse, et nous allons donc nous coucher. Ainsi reposés, nous pourrons partir à la conquête de L.A dans les meilleures conditions possibles !

Lundi matin, nous partons dans les rues de L.A. David nous servira de guide dans cette ville immense, où il est conseillé d'avoir une voiture pour ne pas perdre de temps dans les transports. Mais tant pis, on fera tout en bus quand même, parce qu’on n’aime pas faire comme tout le monde !


Nous appréhendons un peu la visite de cette ville, qui, dans notre imaginaire, est très bling-bling et superficielle. Mais nous faisons confiance à David pour nous guider et nous montrer le vrai côté de L.A. Nous voici donc dans le centre-ville. Première impression très positive ! En fait il n'y a pas des décapotables partout, ni des filles en bikinis et des Musclor à chaque coin de rue. Le centre ville est plutôt chouette : quelques grands buildings, mais surtout de petits immeubles présentant des façades très belles. Nous entrons à l'intérieur du célèbre Bradbury Building, où furent tournées, entre autres, certaines scènes du film « Blade Runner ». Woaw ! Magnifique ! Une décoration 19e tout en bois et en fer. On adore !









On passe par le Staples Center, rien que pour Lulu. Il s'agit d'un stadium, ou pour le commun des mortels comme moi, d'une simple salle de sports. Oui mais pas n'importe laquelle, dira Lulu! Celle où jouent les Lakers (basketball), les Clippers (Basketball aussi, allez comprendre!), et les Kings (hockey sur glace).




On commence à avoir un petit creux. David nous emmène au Grand Central Market. Il s'agit d'une petite halle où sont regroupés des dizaines de stands de cuisine du monde (les américains cuisinent très peu et mangent la plupart du temps à l'extérieur de chez eux, ce qui explique les nombreux lieux comme celui-ci partout dans le pays). Nous décidons de manger mexicain, sur les conseils de notre guide. On a très rapidement les yeux larmoyants. C'est de la vraie cuisine mexicaine, épicée comme il se doit. Notre palais n'étant pas habitué, nous avons d’un coup très chaud !

 

Nous poursuivons notre visite du centre-ville par ce qui semble être le quartier mexicain. La plupart des magasins vendent des robes de soirées pour les jeunes filles fêtant leurs 15 ans, une tradition venue du Mexique (la Californie compte énormément d'habitant d'origine mexicaine!). Enfin bon, on dit robe de soirée mais ce n'est pas le genre de robe qu'on mettrait pour aller à un cocktail ou à un repas chic. À moins d'être excentrique.





David nous emmène ensuite à la découverte du Walt Disney Concert Hall, un bâtiment contemporain à l'architecture extraordinaire. Puis nous visitons la cathédrale, tout aussi contemporaine. Un petit détour par Chinatown et le soleil faiblit déjà. Il est temps pour nous de prendre le chemin du retour.






Deuxième et déjà dernier jour entier à L.A. Nous décidons de faire nos bons touristes et d'aller voir, quand même, Hollywood Boulevard, celui sur lequel on trouve les étoiles des stars. Une heure de bus pour y arriver. Et là, on trouve le Los Angeles qu'on redoutait : tout est superficiel, ultra-touristique. On se fait alpaguer toutes les trente secondes par une personne qui veut nous vendre un CD ou un tour en car pour voir les maisons de stars. Un simple tour à pied, aussi rapide que possible, nous semble être la meilleure visite pour nous. Nous voyons quand même les étoiles sur le sol et les « sosies » pas si sosies que ça de stars telles que Marilyn Monroe, Spiderman, Superman, ou encore Mickaël Jackson.







Nous nous promenons ensuite dans les rues de Beverly Hills. Hmm, ça sent le fric ! Que des boutiques de luxe, des voitures de sport bien lustrées, et des jeunettes au bras de vieux milliardaires. On ne s'attarde pas et on reprend le bus pour aller manger un bout. Mais au moins, on aura vu ce qui attire le plus de touristes à L.A.






David nous emmène manger de nouveau dans un lieu avec plein de stands de cuisine du monde. Cette fois, nous mangeons un sandwich typique de la Nouvelle-Orléans : pain, jambon, fromage coulant, olives vertes. Humm, un régal ! Et nous voici de nouveau dans le bus, direction l’appartement de notre hôte pour une soirée tranquille.



Mercredi matin, de bonne heure. Nous n’avons pas moins de deux heures de transport en commun avant d’arriver à l’agence de location de voiture, auprès de laquelle nous avons réservé une citadine pour notre périple sur la Route 66. Après les formalités, nous nous dirigeons vers le parc à voitures où nous pouvons choisir celle qui nous fait envie. En route pour Santa Monica, en périphérie de L.A, là où se termine la Route 66 (car rappelons-le, nous l’empruntons dans le sens inverse de la quasi totalité des touristes). Mais en route, un bruit étrange se fait entendre. Nous n’y connaissons pas grand chose en mécanique, mais suffisamment pour savoir que ce n’est pas normal. Hop, on s’arrête sur le bord de la route, et me voici à quatre pattes pour voir ce qui ne va pas. Pas étonnant tout ce bruit ! Le pare-choc avant touche le sol et n’est retenu que par un tout petit morceaux de plastique. Hop, on remonte, et demi-tour direction l’agence de location pour échanger cette voiture (en souhaitant très fortement que le pare-choc ne nous lâche pas en cours de route). Nouvelle voiture, ultra-classe, nouveau départ pour Santa Monica.

Toutes ces péripéties nous ont retardé de deux heures. Nous modifions donc notre programme. Finalement, on ne va pas chercher à voir le panneau indiquant la fin de la Route 66, mais nous allons seulement aller sur la grève de Santa Monica, à Venice Beach, pour voir le Pacific avant de s’enfoncer dans les terres. La première chose qui nous interpelle à notre arrivée à Santa Monica est le grand nombre de SDF dans la rue. On avait déjà remarqué qu’ils étaient plus nombreux qu’en France lors de nos balades à San Francisco et L.A mais là, c’est encore plus impressionnant. Certains vendent des objets de leur fabrication pour gagner un peu d’argent, d’autres sculptent le sable, d’autres encore chantent, accompagnés de leur simple guitare ou encouragés par leurs amis eux aussi sans-abris.








C’est aussi l’occasion pour nous de voir des « Green Pharmacy ». Le cannabis est autorisé en Californie, mais à but thérapeutique seulement. Des « médecins » en blouse blanche alpaguent les touristes qui souffriraient de migraine ou de nervosité. On voit certains jeunes assis dans ces pharmacies, qui ne font pas plus de cinq mètres carrés. Ils remplissent ce qui nous semble être un questionnaire de santé. Il ne semle pas difficile de se faire délivrer une ordonnance ici !



Alors voilà, ici s’arrête notre visite de L.A, et ici commence celle de la Mother Road. En définitive, on peut dire qu’on a été agréablement surpris par cette ville, comme on a été déçu par son côté superficiel. La première journée a été pour nous pleine de surprises. On s’attendait à découvrir une ville bling-bling, où l’argent se montrait à tous les coins de rues. Mais on a découvert ce jour-là un centre-ville non-dénué de charme, entre les grands buildings, les petits immeubles magnifiques, et les pôles culturels à l’architecture contemporaine. Le lendemain par contre, les visites d’Hollywood et de Beverly Hills nous ont beaucoup moins enchantés. Mais dans l’ensemble, notre séjour à L.A a été très agréable. Surtout que David a été avec nous très accueillant et très amical ! Un grand merci à lui !


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