Nous voici dans
l'Oklahoma. Une étape que j'attendais avec impatience puisqu'il
s'agit de l'état où réside une équipe de basket que j'apprécie
tout particulièrement, le Thunder d'Oklahoma City. Et il est prévu
que nous allions voir un match !
Précisons, sans
vouloir effrayer nos familles, que depuis hier nous sommes dans le
fameux couloir des tornades (brrr!). Heureusement, peu de chances
qu'il nous en tombe une sur le nez puisque la saison propice à ces
phénomènes naturels est le printemps.
Nous restons
tranquillement sur l'Interstate jusqu'à notre prochaine étape, Elk
City. Nous y sommes accueillis par Des, Ronnie, et leurs 7 enfants
(argh ! Moi qui ne suis pas fan des petites têtes blondes...).
L'accueil est extrêmement chaleureux. Des et Ronnie nous préparent
un dîner qui s'avère excellent : rôti de porc, patates douces
sautées, mélange pommes oignons, et tarte au pudding en dessert.
Après ce bon repas en
famille, Des et Ronnie nous embarquent pour une virée nocturne en
voiture dans les rues d'Elk City. La visité guidée se révèle très
intéressante. Cette petite ville est pleine de charme.
Après une courte nuit,
nous voici repartis pour une nouvelle journée d'aventure. Sur les
conseils de nos hôtes, nous décidons de réserver nos billets pour
le match de basket du soir sur Internet. Une fois le petit déjeuner
englouti, ils nous emmènent voir des élans (elk en anglais) captifs
avant que nous quittions Elk City.
Direction la prochaine
étape : Oklahoma City ! Nous décidons de ne pas emprunter
la route 66 aujourd'hui afin d'arriver rapidement à destination
puisqu'il faut arriver au match de bonne heure. Nous suivons donc
l'Interstate.
Pour la petite
histoire, lorsque nous sommes arrivés aux Etats-Unis chez notre ami
Julien, à San Francisco, ce dernier nous avait expliqué quelques
règles concernant la conduite dans ce pays. L'une d'elle est qu'il
est possible de dépasser la vitesse limite d'environ 10 mph (miles
per hour) sans craindre une amende.
Revenons donc à nos
moutons. Je roule tranquillement sur l'Interstate, Gwen dormant
paisiblement côté passager, et décide de doubler un camion un peu
mollasson. J'appuie sensiblement sur l'accélérateur afin de
dépasser ce monstre. Me voilà donc un poil au dessus de la
limitation de vitesse (80 mph au lieu de 70). Logiquement, je suis
bon. Soudain, j'aperçois dans le rétro intérieur un énorme 4x4
noir arrivant à tout allure à mon contact. Etant déjà pour ma
part à 80, je me dis que cet hurluberlu pousse le bouchon un peu loin. Ce
dernier se rapproche dangereusement jusqu'à arriver juste derrière
moi. C'est alors que j'aperçois un superbe gyrophare rouge et bleu
qui s'allume. « Diantre ! C'est pour ma pomme. »
Finalement, ce que nous
avait dit Julien était probablement valable en Californie, mais pas
forcément dans tous les états. Je m'arrête donc sur le bas-côté.
J'avoue qu'à ce moment, je suis loin de faire le fier. Comme nous
l'a conseillé Julien si on venait à se faire arrêter par la
police, je pose mes mains sur le volant et ne fait surtout aucun
geste. En effet, le port d'armes étant légal aux USA, un geste de
ma part pourrait être mal interprété par l'officier. Nous
attendons donc sans bouger que le représentant de la loi sorte de sa
voiture et vienne à notre niveau. C'est alors que l'interrogatoire
commence : « Savez-vous pourquoi je vous ai arrêté ?
Votre permis de conduire s'il vous plaît. Où allez-vous ? Que
faites-vous aux Etats-Unis ? Combien de temps restez-vous ? »
Une fois toutes les réponses données, ce dernier nous invite à
faire attention à la limitation de vitesse et nous laisse filer,
sans amende. Ouf !
Nous arrivons à
Oklahoma City en fin d'après-midi et sommes accueillis par notre
hôte, Carissa. Une jeune femme très dynamique. Pas le temps de nous
poser, il faut arriver tôt pour le match et nous décidons d'aller
manger tous ensemble dans un petit restaurant très typique de la
ville avant la rencontre. Une fois le repas commandé au comptoir,
nous nous installons tous les trois à une table que nous partageons avec
un jeune homme et sa mère. Très rapidement, la conversation est
engagée avec nos voisins de table. En effet, aux Etats-Unis, les gens
se parlent très facilement sans forcément se connaître. Et le plus
surprenant est que lorsqu'ils se parlent ainsi, on a l'impression
qu'ils se connaissent depuis longtemps. C'est vraiment très
différent de chez nous. L'accès à l'autre est bien plus facile et
naturel ici.
Une fois le ventre bien
rempli, Carissa nous explique précisément comment nous rendre à la
salle de basket, et nous voilà partis. Je trépigne d'impatience !
Le basket américain est une passion que j'ai depuis une vingtaine
d'années et je vais voir un match NBA en live pour la première fois,
qui plus est un match d'une équipe que j'apprécie beaucoup, dans sa
salle. La classe !
Ça y est, nous arrivons
à la Chesapeake Energy Arena, l'antre du Thunder d'Oklahoma City. Je
me sens comme un gamin. Je suis aux anges. Et je remercie ma douce
d'avoir accepté de m'accompagner alors qu'elle n'aime pas le sport.
Il y a beaucoup de monde déjà devant la salle. L'équipe de basket
locale est très appréciée et les supporters sont toujours au
rendez-vous. Il faut savoir que la salle du Thunder est l'une des
plus chaudes de NBA concernant l'ambiance.
Bien plus qu'un simple
match de basketball, il s'agit d'un véritable show et évidemment
d'une incitation à la consommation à outrance. La salle est
gigantesque et nous y trouvons des boutiques et autres fast-food de
partout. Nous commençons donc, comme il se doit, par aller jeter un
petit coup d'oeil dans la boutique officielle de l'équipe. Nous
sommes le 6 novembre. Pour ceux qui ne le savent pas (hum...), mon
anniversaire, c'est demain. Et pour l'occasion, ma chère et tendre
m'offre une superbe veste aux couleurs de mon équipe préférée.
Génial !
Allez, le match ne va
pas tarder à commencer, direction les tribunes. Mazette, que c'est
impressionnant !! Les gradins montent vraiment très haut. Et ça
tombe bien, nous sommes tout en haut. La vue est presque flippante.
L'enceinte peut contenir environ 25 000 personnes et elle est
pleine à craquer. L'écran géant suspendu est superbe. Quel
bonheur ! L'équipe locale fait son entrée sous un tonnerre
d'applaudissements, de cris et de fumigènes. Assourdissant. J'en ai
des frissons. Et Gwen en prend plein les yeux.
Le match commence.
L'ambiance est incroyable. Le ton dans les tribunes monte à chaque
action. L'équipe adverse, les Mavericks de Dallas, est copieusement
huée. Uhuh, j'adore. L'écran géant nous gratifie de ralentis, de
vidéos, de spectateurs qui trépignent à l'idée d'y apparaître.
Chaque temps-mort durant le match est comblé par un mini-spectacle.
Un vrai show à l'américaine.
Le match se termine sur
une victoire facile des locaux. Yihah ! Direction l'appartement
de Carissa afin de passer une bonne nuit et nous remettre de nos
émotions, surtout moi.
7 novembre. Jour sacré
aux Etats-Unis. Et oui, c'est mon anniversaire. Bref, aujourd'hui,
nous partons visiter Oklahoma City accompagnés de notre hôte. Nous
arrivons à Bricktown, un quartier de la ville qui a gardé toute son
authenticité et qui est traversé par un canal. Superbe. Le nom de ce quartier vient du
fait que les bâtiments y sont construits en briques rouges. Pendant cette belle balade, Carissa nous conte l'histoire de la ville et de l'état d'Oklahoma. Très
intéressant.
Après cet après-midi
instructif et après avoir vu plein de belles choses, nous disons au-revoir à
notre hôte car la route nous attend. Prochaine étape : Tulsa,
la plus importante ville de l'Oklahoma avec Oklahoma City.
Nous arrivons à Tulsa
de nuit et sommes accueillis par notre hôte, Sergio. Après avoir
déposé nos affaires chez lui, nous partons pour le centre ville
afin de rejoindre deux de ses amis dans un pub. La soirée est très
agréable. Nous échangeons longuement avec nos amis d'un soir. De
nombreux sujets sont abordés et nous partageons nos expériences et
nos différences culturelles. Un régal.
Le lendemain, nous partons en fin de matinée. Nous allons quitter
l'Oklahoma pour le Missouri. Sur la route, nous croisons une énorme
baleine bleue qui servait de toboggan à son époque glorieuse.
Nous nous y arrêtons forcément afin de prendre quelques clichés.
Mais pas le temps de traîner, Joplin, dans le Missouri, nous
attend !



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